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« Relance
du travail et dialectique du désir »
Communication faite à l’École de la Cause Freudienne à Paris en avril 1988 (Extrait du cas) Comment un enfant mutique jusqu’à l’age de 8 ans (que je suivais en psychothérapie pour cette raison depuis 3 ans) a commencé à parler. Lors d'une séance il dessine une scie mécanique et à coté un garçon, dont il souligne en gras le zizi. Je lui demande de m’expliquer le dessin, et il me répond par un geste de la main : il fait mine de scier mon bureau. Je le lui interprète ainsi : “Tu penses qu’un “si” peut couper quelque chose”? Il sourit, je souris, il lâche un “Ah” de soulagement. Quelques séances plus tard, l’enfant arrive désespéré, fait un trait au tableau et crie : “caca”. Ceci permet l’avènement de la signification qui était en question dans son mutisme et à partir de ce moment, l’enfant commence à parler L’effet que ce cri a produit, c’est que l’enfant a
fait émerger une parole, ici "un mot" lui permettant
ainsi de déconnecter “la Chose” caca, de sa langue. Avec cette nomination il a détache cet objet, le caca, de sa langue, permettant à celle-ci de retrouver sa fonction. A l’âge de deux ans, il avait surpris son père dans une situation fort compromettante, et ce dernier lui avait lancé un interdit : "Si tu dis quelques chose je te couperai la langue." Voilà comment l'équivoque d'un "Si" (dit dans
mon interprétation) pour "Une scie" (le geste qu'il faisait
en sciant mon bureau), a permis à l'enfant de se détacher
de l'interdit paternel sur ce qu'il aurait pu dire, et sa langue a pu
trouver sa fonction pour véhiculer la parole. Et à partir
de ce décentrage l'enfant a pu récupérer très
vite son niveau scolaire.
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Juan Carlos Der Dadjadian
Mesure d'audience |
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